Un élément fondamental de l’urbanité des villes est le sol de l’espace public,
élément structurant (souvent le seul élément encore visible sur les sites des villes antiques). Il conditionne l’écoulement des eaux, accueille les végétaux et inscrit le sujet urbain dans un rapport
spécifique au territoire.
Dans un contexte existant de fragmentation des espaces et des flux, le projet, par un travail du sol, permet la cohabitation des usages et des fonctions au sein d’une unité partagée.
L’architecture du sol du site est un préalable qui reste possible à réaliser pour donner une nouvelle urbanité au site. Permettre Une ville dense dont les espaces libres et les espaces bati sont adaptés au mode de vie contemporains.
Aux infrastructures routières et ferrées du site nous adjoignons une infrastructure de paysage Porteuse des qualités de paysage du site, c’est une armature pérenne pour les projets urbains à moyens et long terme.
Dans le contexte très sédimenté des tissus urbains parisiens, le présent projet prend le parti de concrétiser un espace urbain abstrait réglé par un principe de géométrie orthonormée. La régularité de ses formes et son caractère abstrait permettent aux usages et aux temporalités
les plus variés de coexister au sein d’une unité garantie.

Des architectures évolutives ‘continuité & mutation’
Il s’agit d une part de faire la ville sur la ville, les édifices pourront évoluer se transformer et pourront être sujet à des transformations progressives, conçu en plateau capable libre de structure porteuse. a ceux existant on adjoint des espaces extérieur.
L’espace public étant un bien commun intangible, les bâtiments peuvent être sujets à toutes les modifications: adjonctions, sur-élévations, destructions. Le socle primordial du sol commun permet aux identités les plus singulières de s’exprimer au sein de l’espace partagé.
Ville adaptable = ville en mouvement, il ne s’agit pas d’une ville finie mais bien d’une ville en devenir

Mutation de la ceinture verte
Typologies pour une ceinture adaptable :

Héritiers du mouvement moderne mais conscients de ses impasses, nous nous réapproprions le plan libre, tout d’abord à l’échelle du paysage puis jusque dans les logements, en tant que principe architectural et urbain de la mutation.
Aux bâtiments existants qui flottent dans un grand vide indistinct, nous proposons d’adjoindre une assise parcellaire aux limites claires. Nous réinterprétons les grands principes issus du
mouvement moderne : un espace public-parc / des orientations privilégiées / ventilation, etc. le site étant orienté nord sud, il est d’un point de vue abstrait et contextuel, tout disposé à cette
mutation, à recevoir une épaisseur nouvelle propice à le faire
muter.
Edifices et îlots: une palette d’espaces extérieurs se développe du plus public ou plus intime, du plus neutre au plus appropriable.
Façades: Façades épaisses au nord (isolation)/ nez dalles long et arbres à feuillage caduc au sud (protection solaire)

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